Heron_de_Guernica.jpgRENTRÉE 2011 Basilio est un garçon simple qui aime peindre des hérons. Chaque jour, il va près du pont qui traverse son village, Guernica, et tente de peindre le plus parfaitement possible "son" héron. Ce jour-là, les troupes républicaines puis l'aviation allemande vont faire de son village un village martyre.

Basilio, pourtant, ne s'intéresse pas à la politique. L'Allemagne est loin et un républicain déserteur peut le menacer de son pistolet, Basilo fait comme s'il n'existait pas. Et pourtant, tous vont se mêler de sa vie et de celle de la jeune femme pour laquelle il a des sentiments et qu'il aimerait fréquenter.

Par petite touche de douleur, certaines plus vives que d'autres, Antoine Choplin nous fait pénétrer dans l'intimité et l'horreur de cette journée. Malgré cela, la tendresse y est permanente, envers un oncle impotent ou des brebis effrayées par les bombardements. La pudeur grâce au voile qu'il glisse entre son lecteur et la violence inouïe de cette journée. Enfin, l'envie de voir l'humanité et la beauté l'emporter, même au plus profond de cette journée, grâce à un coup de pinceau, un dessin ou une photo. Grâce à Antoine Choplin, on a envie de croire que la beauté l'a emporté ce jour-là...

Le héron de Guernica
Antoine Choplin
Rouergue
Coll. La Brune
24 août 2011.

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