Les_liens_du_sang_poche.jpgCeridwen Dovey connaît bien les dictatures. Elle est née en Afrique du Sud. Une bonne raison pour en parler dans son premier roman où le Président est renversé par le Commandant. Tout change et pourtant rien ne change. Surtout pas le petit personnel qui est au premier plan dans ce roman. Petit personnel qui ne sait pas ou ne veut pas savoir ce qui se passait du temps du Président et ignore déjà ce qui se passe sous le Commandant.

Ce petit personnel qui ne souhaite qu'une chose, c'est que tout reste comme avant. Dovey nous décrit l'arrogance de trois de ces petits piliers du régime, un cuisinier, un coiffeur et le portraitiste du dictateur qui essayent de sauver leur peau en passant pour ce qu'il sont : des petites mains invisibles mais indispensables au pouvoir. Tout en révélant petit à petit leurs propres ambitions politiques. Une méditation subtile sur la lâcheté des hommes.

Les Liens du sang
Ceridwen Dovey
10/18, janvier 2010.
Traduit de l'Anglais (Afrique du Sud).