"Cherchez la femme…" disent les américains, autrement dit cherchez le problème…Dans Une Belle saloperie Robert Littell construit son intrigue autour du sourire indéfinissable d’Ornella Neppi. Joli brin de fille venu chercher de l’aide auprès de Lemuell Gunn.

Est-elle aussi innocente qu’elle voudrait lui faire croire ? Est-elle la victime d’Emilio Gava, un mafioso recherché par la mafia et le FBI dont il a fuit le programme de protection des témoins ? Au milieu, Lemuell Gunn ancien agent de la CIA reconverti comme détective privé au fin fond du Nouveau Mexique s’engage auprès de la belle à retrouver Emilio Gava.

Qui mène la danse ?

Les bons polars ne seraient pas ce qu’ils sont sans les femmes. En effet, entre hommes on cogne d’abord, on discute ensuite. Mais, dès qu’il y a une femme, les bonshommes ne savent plus sur quel pied danser. Gunn et Gava vont en faire les frais.


Après deux romans consacrés à de fortes personnalités, le poète Ossip Mandelstam dans L’Hirondelle avant l’orage et Kim Philby dans Philby, portrait de l'espion en jeune homme (2009 & 2011, éd. Baker Street) l'auteur de La Compagnie Le grand roman de la CIA (éd. Buchet-Chastel) revient à ses personnages brisés par la vie, la CIA où la Mafia.

En marionnettiste habile, Robert Littell tire les fils de ses personnages d’une main et de ses lecteurs de l’autre. Avec délectation, pour lui comme pour nous.


Baker Street éditions
311p. 21€
18 avril 2013
Article publié le 10 avril 2013.
Crédit photo: Xavier Thomas
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