Le_Club_des_incorrigibles_optimistes.jpgCe roman a de quoi réconcilier tous ceux qui seraient fâchés avec la littérature ou les romans. Au fil des pages, le lecteur se laisse entraîner dans l’histoire de Michel Marini, lycéen d’Henri IV, qui est nul en maths et amoureux de Cécile, la petite amie de son frère.

Rien que de très banal, finalement, mais nous sommes en 1960, en pleine guerre d’Algérie, avec tout ce que cela peut représenter d’un côté de la Méditerranée comme de l’autre. Dans ce roman, l’histoire personnelle se vit et se lit en parallèle avec l’histoire de la France.



Les personnages sont très attachants, notamment, les émigrés du bloc de l’Est, qui ont « choisi la liberté » mais toujours à un prix effrayant. Tout cela dans l’ombre de Kessel et de Sartre, et jamais loin d’un échiquier. Toutes ces destinées se croisent, se recroisent, parlent de politique, d’amour, du sens de l’engagement et du poids des choix.

Et Michel, qui joue au baby foot, qui fait un blocage sur les maths mais s’en sort grâce à la complaisance de son ami qui le laisse copier, personnage principal qui est aussi narrateur, nous replonge dans nos années de lycée et d’apprentissage souvent douloureux de ce monde des adultes qui mentent souvent et pensent avoir toujours raison. Ces années Rock N Roll, qui sont celles des premières amours.
Un beau roman, tendre, drôle et douloureux. À lire absolument.

Le Club des incorrigibles optimistes
Jean-Michel Guenassia
Albin Michel
Aout 2009
Prix Goncourt des lycéens 2009.