Billie.gifRENTRÉE 2013 Depuis combien de temps n’avez-vous pas eu de piqure de bonheur gavaldesque ? Non que les héros de ce petit livre soient heureux, mais les lecteurs, eux, oui lorsqu’ils découvrent des personnages si attachants.

Ici, deux paumés, écorchés de la vie qui ne les a pas gâtés : tout est sombre autour d’eux. Mais voilà, ils se rencontrent. Et grace à qui ? Alfred de Musset, excusez du peu ! Ils ont été choisis dans leur classe pour jouer une scène d’On ne badine pas avec l’amour. Vous voyez, cette fameuses scène qui finit par « tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuel ; toutes les femmes sont perfides, vaniteuses, menteuses, curieuses et dépravées.

Mais qui se termine sur «  j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu  » Serait-ce le pouvoir des mots ? Les voilà qui se trouvent un peu plus beaux, un peu plus fiers, et surtout liés l’un à l’autre pour toujours, sachant qu’ils peuvent se reposer l’un sur l’autre pour avancer, quand même.

Le plus surprenant dans ce roman, c’est peut-être la langue, celle de Billie l’écorchée, paumée, enragée aussi qui distille avec ses mots à elle, bien crus, bien nets.

Bref, ne boudez pas votre plaisir, un nouveau Gavalda, cela fait toujours du bien !

Billie
Anna Gavalda
Le Dilettante
Octobre 2013