Stanford_Univeristy.jpgLa ministre de la Culture ne s’en est pas vantée. En effet, c’est par un communiqué de presse du 21 février dernier que l’aboutissement du projet de Portail des archives numériques de la Révolution Française a été révélé. Il est consternant, navrant, honteux pour la BNF et la France.

De quoi s’agit-il ? La Bibliothèque Nationale de France, héritière de la Bibliothèque royale, installée dans le vieux donjon du Louvre par Charles V Le Sage (1337-1380), a dû faire appel à l’université de Stanford (fondée en 1885) pour mettre en ligne le Portail des archives numériques de la Révolution Française. Soit 82 volumes de textes relatifs aux travaux des assemblées entre 1789 et 1794, ainsi que quelques 14 000 documents iconographiques, publiés entre 1787 et 1799.

En cherchant ledit Portail sur un moteur de recherche vous trouverez l’adresse américaine French Revolution digital archive et la déclaration des droits de l’Homme - pardon ! The Declaration of man and rights citizen en Anglais ! Et oui ! Le portail n’est pas sur le site de la BNF mais sur celui de la Stanford University !
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La France n’a-t-elle pas les moyens – financiers, humains, intellectuels et technologiques – de réaliser une plateforme numérique pour offrir au monde entier les archives de la Révolution Française ? Il faut croire que non ! Désormais, la France doit faire appel à des pays plus avancés technologiquement pour présenter son Histoire au monde entier. On appelle ça le déclassement pour ne pas dire le Tiers-Monde.

Buvons le calice jusqu’à la lie. Bruno Racine, le président de la BNF est fier - un peu comme un chef d’État du Tiers Monde qui reçoit une aide inespérée d’un grand pays- d’annoncer, avec Michael Keller, directeur des bibliothèques de l’université de Stanford, que d’autres projets sont en cours, notamment sur l’interopérabilité des bibliothèques numériques. Ouf, on est sauvé… Stanford va faire une sauvegarde des archives de la BNF...

Sources : BNF, Stanford University et Encyclopédie Universalis.