Impurs.gifDavid Vann a rajouté deux cordes à son arc. L’humour noir et l’ironie. Pour le reste, il manie avec le même talent ses ingrédients préférés : une cabane, l’enferment intérieur et l’isolement extérieur, un homme et une femme et enfin, la folie destructrice de l’un envers l’autre. Pour l’ambiance, il a remplacé la glace de son Alaska natale par la canicule californienne.

Galen vit avec sa mère dans une grande maison entourée d’hectares de noyers. Sa tante Helen et sa cousine Jennifer –une irrésistible bombe sexuelle de 17ans- les rejoignent chaque jour pour aller visiter la grand-mère, internée dans une maison de retraite.

Galen aime à méditer et tente de toucher à l’extase en se masturbant en courant sous la lune blanche au milieu des noyers… Sa mère Suzie Q. veut le protéger du monde en l’isolant, Helen a la haine parce qu’elle n’a pas le chéquier qui va avec le fideocomis. Enfin, Jennifer rend dingue son cousin en lui montrant sa culotte…

David Vann conserve une vraie tendresse pour les névrosés, les abîmés du ciboulot. Il leurs trouve des excuses mais ne les empêche pas Vann_Diana_Matar.JPGd’accomplir leurs sombres desseins.
L’auteur de Sukkwan Island et de Désolations nous offre avec Impurs un superbe roman. Un de plus. Attention, la pelle sur la couverture n’est pas une métaphore.

Impurs
David Vann (ci-contre)
Gallmeister éditions
Nature Writing 288p. 23,10€
7 mars 1013.

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Crédit photo: Diana Matar.
Article publié le 16 mars 2013.