SURFACE.pngOlivier Norek n'y va par quatre chemins. Il part à fond dès la première ligne et ne lâche plus son lecteur. C'est rapide, sans fioriture et redoutablement efficace. L'intrigue est habilement ficelée et le dernier coup de théâtre n'est pas celui que l'on attendrait. Surface est sérieux et bien documenté. Tout pour passer un bon moment.

Noémie Chastian, capitaine de police au 36 catégorie Stup de son état, vient de prendre un coup de chevrotine en pleine tête, elle en ressort vivante par miracle mais plus personne ne veut la voir, ni ses chefs, ni son adjoint qui est aussi son amant. La porte de sortie est étroite et elle est se retrouve au fin fond de l'Aveyron, à Decazeville, en mission dans un commissariat rural pour décider s'il faut le fermer ou non. C'est ça ou un vrai placard au 36...
Entre vol de vaches et les nonagénaires qui s'égarent dans la montagne, il ne se passe rien à Decazeville jusqu'à ce qu'un fut contenant des restes humains ne refasse surface ainsi que tout le passé de ce village qui a été déplacé pour cause de barrage et d'inondation grand format. Olivier Norek est bon dans son rythme, dans ses personnages - les principaux comme les seconds. On embarque avec plaisir dans le Norek express et on arrive au terminus sans même sans rendre compte. Bravo !

Surface
Olivier Norek
Michel Lafon
Avril 2019


Billet publié le 6 juillet 2019