Des_vents_contrairespoches.jpgNoir ? Lumineux ? Que dire de ce roman de la disparition, qui dit si magnifiquement la perte, l’égarement, le vertige ?
L’histoire d’une mère de famille mystérieusement disparue… A-t-elle quitté sans un mot son mari et leurs 2 enfants ? Lui est-il arrivé quelque chose ? Ce n’est pas tellement l’important ici. Pas d’obscénité ni de complaisance dans la douleur, mais au contraire, et presque étrangement, le texte est lumineux. L’amour immense et un peu maladroit d’un père pour ses enfants est sans doute ce qui tend ce roman et le transperce.
S’il est un habitué des romans de l’absence, Olivier Adam trouve tout particulièrement ici un ton juste, ni trop sentimental, ni trop analytique. Il ne décortique pas la douleur, il sonde l’âme et semble porter à bout de bras ses personnages, comme son héros lui-même tente de survivre pour et par ses enfants, à coups de boissons plus ou moins fortes (pas très politiquement correct d’ailleurs, ce héros qui boit toutes les 3 pages… on adôoore).
Il s’agit d’un tout : l’histoire, les personnages, mais aussi l’écriture. Régulièrement, des bribes de phrases sans ponctuation rythment la lente asphyxie qui menace la famille. Notre coup de cœur!


Des vents contraires
Olivier Adam
Points Seuil, janvier 2010.

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