Le 13e Prix de la littérature arabe, créé en 2013, a été attribué au Palestinien Nasser Abu Srour pour son récit Je suis ma liberté (Palestine, traduit de l'arabe par Stéphanie Dujols, Gallimard). Ce prix récompense chaque année un écrivain originaire d’un pays de la Ligue arabe et auteur d’un ouvrage – roman, recueil de nouvelles ou de poèmes – écrit en français ou traduit de l’arabe vers le français. Ce prix est doté de 8 000 €. En 2025, une mention (dotée de 2 000 €) sera attribuée au traducteur d’une œuvre figurant dans la sélection finale du Prix. La Mention du prix de la littérature arabe pour la traduction est attribué à Stéphanie Dujols pour sa traduction du Palestinien de Je suis ma liberté de Nasser Abu Srour .
Le Palmarès complet du Prix de la littérature arabe.
Le Calendrier des prix littéraires de l'automne (2025)
Le résumé de l'éditeur :
Incarcéré à perpétuité dans les geôles israéliennes, Nasser a dit adieu au monde. Au fil des années, un lien particulier s’est noué entre ce Palestinien et le mur qui lui fait face : celui-ci s’anime, répond et change d’apparence selon que l’espoir ou le renoncement domine. Surtout, il lui inspire ce texte. Depuis sa cellule, Nasser raconte son histoire et celle de son peuple comme s’il les extirpait du mur, faisant surgir par ses mots le monde qu’il a quitté. Lorsque Nanna, une jeune avocate qui rend visite aux prisonniers, s’éprend de cette âme libre, le monologue du condamné devient dialogue ardent. Mais l’amour peut-il patienter ? Tels les Bédouins puisant dans un lexique infini pour décrire le désert, Nasser Abu Srour fait de sa prison un univers en expansion. Entre réalité et onirisme, Je suis ma liberté est un hommage visionnaire au pouvoir émancipateur de la littérature.
Article publié le 19 novembre 2025
