Littérature française

Solo tu

Solo tu est un hymne à l'Italie, à la Dolce Vita, c'est aussi un hymne à la vie, à l'amour improbable entre deux comètes qui n'auraient jamais dû se percuter.

Rome 1980, Gianni gloire perpetuelle du Piper Club, le plus connu et le plus fréquenté des clubs de Rome, vit ses derniers instants de noctambules. Àprès des milliers de nuits à boire, danser, séduire les plus belles femmes de Rome, Gianni glisse doucement vers l'aube de la vie, la pire, celle de la vieillesse. Gianni est à lui tout seul un hommage à la Dolce Vita - Camel aux lèvres, lunettes de soleil sur le nez à la Mastroianni à trois heure du matin, élégance et discrétion dans le verbe comme dans le geste, la désinvolture assurée du noctambule romain sûr de aura jusqu'au lever du soleil.

Aux portes du Piper Club, lorsqu'il croise Carmela dans sa robe tablier kaki, chaussée de claquettes en bois, il sait sa jeunesse terminée, sa vie peut-être. Elle l'enivre, il se retrouve au 35 de la Via Viola à Polignano a Mare au fin fond des Pouilles, sans cigarette, à dormir la nuit et à manger des salades de tomates en buvant du vin violet, à visiter un libraire improbable et à jouer dans le sable avec le fils de Carmela dans la lumière blanche des Pouilles.

Solo Tu est une évocation tendre de l'abandon, de la liberté et de l'envie, de l'amour d'un jour qui dure toujours.

Solo tu
Philippe Fusaro
Sabine Wespieser
232 p., 21 €.
Mars 2026

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