NewYorkFantasyok.jpgRENTRÉE 2009 Un petit livre bleu bourré d’énergie. New York Fantasy distille l’énergie fabuleuse de la grosse pomme au travers de ses cent vingt et une pages.
Eric, qui vient de terminer un parcours universitaire français des plus classiques, qui devrait le mener à l’enseignement ou à la recherche à la bibliothèque Mazarine, décide de partir quelque mois à New York. Et là, c’est le choc. Le ronron de la Sorbonne et le chant des oiseaux de Saint-Germain sont remplacés par l’ombre gigantesque des tours de Manhattan, Ground Zero ou l’énergie démentielle de la ville, d’une ville excitée par le billet vert. Comme tout va plus vite, Tom – Éric a pris un pseudo pour mieux vendre des bières derrières un comptoir – voit défiler toute sa vie en un éclair. Et les questions qu’il ne s'est jamais posées, sur son père qui vient de décéder discrètement notamment, l’assaillent. Mon père et ma mère se sont-ils aimés ? Pourquoi ma mère ne veut-elle pas en parler ? Dois-je rester avec ma copine de Paris ?
C’est derrière un comptoir, entre une sublime blonde Eva et un pilier de bar, qu’il trouvera la plupart des réponses et non dans Schopenhauer ou Nietzsche. Ce livre est enfin l’expression d’une bulle de liberté dans une vie un peu trop balisée.

Olivier Jacquemond
New York Fantasy
Mercure de France
Roman
121p. 13, 50 e
Août 2009.