Attention, ce n’est pas le corps qui parle mais son habitant ! À moins que… 

Lison reçoit à la mort de son père plusieurs liasses de journaux intimes des mains du notaire. Son père y a consigné toutes ses réflexions ou sensations sur son corps depuis l’âge de quinze ans. 

Elles sont étranges, troublantes, intimes, tendres. Lison les confie à Daniel Pennac pour les mettre en musique, leur rendre leurs émotions, leurs explications. Sur la couverture, tout y est : cerveau, globules, dents, téton, la paternité, la perte de ses sens, l’écorché, le squelette.

Otages de ses faiblesses mentales dans sa jeunesse –il n’ose se regarder dans une glace- puis otages de ses faiblesses physiques soixante dix ans plus tard, fière de ses réflexes entre temps, interloqué devant certains phénomènes.

Manu Larcenet met en mouvement ce corps littéraire auquel Daniel Pennac donne une seconde vie. Le corps bouge toujours -merci Larcenet !- le corps pense encore -merci Pennac !- Le premier, depuis la publication de «Retour à la terre» il est l’icône des parisiens qui veulent fuir la capitale pour s’installer à la campagne. 
Le second a été fait Doctor Honoris Causa de l’Université de Bologne le 26 mars dernier.

Daniel Pennac, Manu Larcenet, deux cancres pour un même objectif : donner du plaisir, écrit ou dessiné, aux lecteurs. Objectif atteint haut la main ! 



Journal d’un corps
384p. 35€