Classe_sans_suite.jpgEn premier lieu, bravo à Marianne Canavaggio - la traductrice - qui a fait preuve d’une ténacité et d’une pugnacité sans nom pour parvenir à restituer la loufoquerie de ce roman, et d’une agilité d’esprit évidente pour rendre l’élégance de la langue et le style de Patrick Ourednik.

En effet, l’auteur propose au lecteur un exercice particulier. C’est-à-dire savourer un roman où il n’y a pas vraiment d’histoire, où les personnages apparaissent et disparaissent sans véritable raison et où il averti le lecteur, à plusieurs reprises, qu’il ne comprendra rien à son texte !

Le premier paragraphe est « éclairant », en effet, il s’agit des vingt-neuf mouvements des pièces d’un jeu d’échec… Suivront le rendez-vous raté d’une jeune fille en mini-jupe, la quête d’identité personnelle d’un policier et les discussions sans fin d’un groupe de retraités sur un banc public sans oublier bien sur, quelques réflexions sur la quête d’identité nationale hongroise !

Ne cherchez pas autre chose que le plaisir de la lecture, le plaisir d’être dérouté et même poussé dans ce labyrinthe hongrois ! Plongez-y volontairement et vous en ressortirez le sourire aux lèvres !

Classé sans suite
Patrick Ourednik
Allia
Traduit du tchèque
175p. 9€
Roman
Janvier 2012.

Marianne Canavaggio a aussi traduit du même auteur chez le même éditeur :
Europeana janvier 2004, 160 pages, 6,10 €
Instant propice, 1855 mars 2006, 160 pages, 6,10 €.

Article publié le 5 mars 2012.
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