Le_plus_beau_de_tous_les_pays.jpgRENTRÉE 2013 Judith est une petite fille presque ce qu’il y a de plus banale. Elle a dix ans, va à l’école, a un ami imaginaire, est très créative, et tient son journal intime.



Presque, parce qu’elle n’a plus de mère. Et elle est persuadée que son père la déteste parce qu’elle est morte à cause d’elle. Et que l’ami imaginaire qui lui parle, c’est Dieu. Parce que Judith sait que la fin du monde est très proche : la Bible l’annonce. Alors, en attendant Armageddon, la petite fille prêche avec son père, et a construit dans sa chambre Le plus beau de tous les pays, le pays promis par Dieu aux hommes.

Et un dimanche, alors qu’elle pense mourir dix-neuf heures plus tard parce que l’abominable Neil Lewis lui a dit qu’il allait lui plonger la tête dans les toilettes de l’école, elle a fait un miracle. Parce qu’elle a peur, et parce qu’elle a la foi.

Un retour dans l’univers de l’enfance, où tout est possible parce qu’on croit tout ce que les adultes disent. Parce que la magie existe toujours un peu quand on a dix ans, mais également parce qu’on souffre même si on n’a que dix ans, Judith avec sa simplicité toute biblique, va provoquer sans la savoir, et peut-être sans le vouloir, la fin de son monde.

Un roman attendrissant et également terrible, qui laisse percevoir dans le récit de cette enfant la douleur de la perte, et la folie de cet univers où les parents ne savent plus parler à leurs enfants.

Le plus beau de tous les pays
Grace Mac Leen
NiL
406p. août 2013

Article publié le 17 septembre 2013